janvier 22

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Quels aliments coupe la faim après 55 ans ?

Vous avez mangé léger à midi. Sur le moment, vous avez eu l’impression de bien faire. Mais deux heures plus tard, la faim revient.

C’est frustrant.

Surtout quand vous essayez de perdre du ventre. Ou simplement de retrouver une alimentation plus équilibrée.

Alors vous cherchez des aliments coupe-faim. Quelque chose qui pourrait vous aider à tenir entre les repas. À éviter les grignotages et envies de sucre après la ménopause.

Je vais vous en donner une liste d’aliments coupe-faim. Mais avant de parler d’aliments, il faut comprendre une chose importante : la faim n’est pas toujours une mauvaise chose.

Très souvent, elle peut aussi être le signe que votre corps n’a pas reçu ce dont il avait besoin. C’est donc parfois le signe que vos repas précédents n’étaient pas assez nourrissants ou pas assez structurés pour votre corps.

Et après 55 ans, ça devient encore plus vrai. Le corps tolère moins bien les repas trop légers. Les longues heures sans manger. Les assiettes qui manquent de protéines. Les repas trop mous, trop sucrés, ou pas assez rassasiants.

Résultat :

  • Vous mangez peu. Mais vous avez faim.
  • Vous faites attention. Mais vous craquez davantage.
  • Vous pensez manquer de discipline. Alors que, très souvent, il manque surtout une assiette adaptée à la ménopause.

 

Toutes les faims ne disent pas la même chose

Quand la faim arrive, on pense souvent : “j’ai besoin de manger.”

Parfois, c’est vrai. Mais pas toujours, car il existe plusieurs types de faim.

Il peut y avoir une vraie faim physique. Celle qui arrive quand le corps a besoin d’énergie.

Il peut y avoir une faim liée à une baisse de glycémie. Celle qui donne une envie urgente de sucre ou de pain.

Il peut y avoir une faim émotionnelle. Celle qui arrive après une contrariété, une solitude, une fatigue nerveuse.

Il peut aussi y avoir une fausse faim liée à la déshydratation.

Ou encore une faim liée à des repas trop monotones. Toujours les mêmes choses. Peu de plaisir. Peu de satisfaction. Et donc le cerveau veut quelque chose d’autre. Une autre texture. Une autre saveur.

Et puis il y a une faim très fréquente après 55 ans : la faim liée au manque de nutriments.

Vous avez mangé, mais :

  • Pas assez de fibres ;
  • Pas assez de protéines ;
  • Pas assez de bons gras ;
  • Pas assez d’aliments rassasiants qui tiennent vraiment au corps.

Donc votre estomac a reçu quelque chose. Mais votre corps, lui, reste en demande.

C’est pour cela qu’une petite salade minceur peut parfois ouvrir davantage l’appétit qu’elle ne le calme. Sur le papier, elle semble parfaite, mais dans le corps, elle ne suffit pas toujours pour la satiété.

 

Ghréline et leptine : les hormones qui influencent la faim

La faim ne vient pas seulement d’un estomac vide. Elle est aussi régulée par vos hormones.

Après la ménopause, ce point devient encore plus important, car les changements hormonaux peuvent influencer la faim, les envies de sucre, le stockage abdominal et la façon dont le corps réagit aux repas.

J’en parle plus en détail dans cet article : prise de poids après la ménopause : comment réguler vos hormones.

Mais pour comprendre la faim, deux hormones jouent déjà un rôle important :

La ghréline ;
Et la leptine.

 

La ghréline est souvent appelée “hormone de la faim”.

Quand votre estomac est vide, la ghréline envoie un signal au cerveau pour lui dire qu’il est temps de manger. C’est un mécanisme norme et utile.

Le problème, c’est que ce signal peut devenir plus fort quand vous ne mangez pas assez. Et c’est ce qui se passe souvent avec les régimes.

Vous réduisez fortement vos portions. Vous supprimez certains aliments. Et vous essayez de tenir.

Mais votre corps, lui, ne comprend pas que vous voulez perdre du poids. Il comprend surtout qu’il reçoit moins de nutriments. Alors il augmente les signaux de faim.

C’est comme ça que vous vous retrouvez à avoir faim deux heures après avoir mangé.

Certaines femmes culpabilisent en pensant manquer de volonté. Mais en réalité, c’est simple que votre corps essaie de recevoir les nutriments qu’il lui manque pour bien fonctionner. Vous ne pouvez rien y faire, sauf agir en amont avec des aliments qui coupent naturellement la faim.

 

La leptine est l’hormone de la satiété

La leptine, elle, joue plutôt le rôle inverse. Elle participe au sentiment de satiété. Elle aide le cerveau à comprendre que les réserves sont suffisantes et qu’il n’est pas nécessaire de manger davantage.

Mais quand le corps est fatigué, inflammé, en surpoids, ou mal régulé, les études montrent que ce message peut devenir moins bien entendu. On appelle ça la résistance à la leptine. C’est un peu comme si le corps recevait le signal, mais ne l’écoutait plus correctement.

Résultat :

  • Vous pouvez avoir assez mangé… Et continuer à chercher quelque chose.
  • Vous pouvez avoir fini votre repas… Et sentir qu’il manque encore “un petit truc”.

C’est là que la structure de l’assiette devient essentielle.

schéma ghréline et leptine
ghréline et leptine, hormones de faim et satiété

 

Les protéines : les meilleurs aliments coupe-faim

Si vous voulez calmer la faim durablement, commencez par regarder vos protéines.

C’est souvent le premier levier.

Les protéines :

  • Aident à tenir plusieurs heures ;
  • Soutiennent la masse musculaire ;
  • Ralentissent l’arrivée des envies de sucre ;
  • Rendent le repas beaucoup plus rassasiant.

Après 55 ans, c’est encore plus important, car le corps a davantage besoin de protéines pour préserver ses muscles et son métabolisme.

Concrètement, vous pouvez en trouver dans :

  • Le skyr ;
  • Les œufs ;
  • La viande ;
  • Le poisson ;
  • Les volailles ;
  • Les fruits de mer ;
  • Le cottage cheese ;
  • Le fromage blanc ;
  • Les légumineuses :
  • Les yaourts riches en protéines ;
  • Carré Frais 0% de chez Elle&Vire ;
  • Les noix et amandes, en complément.

L’idée est d’en avoir à chaque repas.

Au petit-déjeuner, par exemple, un simple café avec des biscottes ne tiendra pas longtemps. Votre corps risque de réclamer rapidement quelque chose de sucré vers 10h.

Alors qu’un petit-déjeuner avec un yaourt riche en protéines, quelques noix, un fruit entier, ou des œufs, peut vous éviter d’avoir faim dans la matinée.

À midi et le soir, c’est la même logique : votre assiette devrait contenir une vraie source de protéines. Pas juste trois dés de jambon dans une grande salade. Une vraie portion.

 

Les fibres : des nutriments qui calent durablement

Le deuxième grand aliment coupe-faim, ce sont les fibres.

Les fibres prennent de la place dans l’assiette. Elles ralentissent la digestion. Elles aident à stabiliser la glycémie. Et elles participent à cette sensation de satiété.

Vous les trouvez surtout dans les légumes, les fruits entiers, les légumineuses, les céréales complètes (si bien tolérées), les graines, les noix et les amandes.

Mais attention.

Après 55 ans, remplir son assiette de crudités n’est pas forcément une bonne solution. Certaines femmes digèrent moins bien les légumes crus :

  • Elles gonflent ;
  • Elles ballonnement ;
  • Elles ont le ventre tendu le soir.

Dans ce cas, il ne faut pas bannir les légumes, vu qu’ils sont précieux pour perdre du poids sans avoir faim, mais il faut les adapter :

  • Des légumes cuits ;
  • Des légumes fondants ;
  • Des compotées de légumes ;
  • Des soupes épaisses mais pas uniquement liquides ;
  • Des courgettes, carottes, haricots verts, courges, poireaux bien cuits.

L’assiette doit être rassasiante, mais pas vous faire gonfler.

 

Les bons gras aident aussi à calmer la faim

On a longtemps fait peur avec le gras.

Alors beaucoup de femmes ont appris à manger le plus léger possible :

  • Très peu d’huile ;
  • Des yaourts 0 % ;
  • Très peu de beurre ;
  • Des vinaigrettes presque inexistantes.

Les bons gras participent à la satiété. Ils rendent aussi le repas plus agréable tout en ralentissant la digestion, ce qui vous évite d’avoir faim deux heures après avoir mangé.

Vous pouvez en trouver dans :

  • Les noix ;
  • L’avocat ;
  • Le saumon ;
  • Les sardines ;
  • Les amandes ;
  • Le maquereau ;
  • L’huile d’olive vierge ;
  • L’huile de colza vierge ;
  • Les œufs de bonne qualité.

Évidemment, il ne s’agit pas d’ajouter de l’huile partout sans mesure. Mais une assiette trop sèche, trop maigre, trop “régime”, laisse souvent le corps insatisfait. Et cette insatisfaction revient plus tard sous forme de grignotage.

 

Faut-il supprimer les féculents pour avoir moins faim ?

C’est un point important.

Beaucoup de femmes suppriment les féculents pour maigrir.

Au début, elles ont l’impression que ça marche. Puis la fatigue arrive. Les envies de sucre augmentent. Le soir devient plus difficile. Et les craquages reviennent.

Les féculents ne sont pas forcément un problème. Le problème vient plutôt de la quantité, du type de féculent, et surtout de la manière dont ils sont consommés.

Des pâtes blanches seules, en grande quantité, n’auront pas le même impact sur la glycémie qu’une portion de lentilles avec des légumes et une source de protéines. Même chose avec du pain grignoté seul dans l’après-midi comparé à une tranche de bon pain intégrée à un vrai repas.

Donc après 55 ans, l’objectif n’est donc pas forcément de supprimer les glucides. Mais de les encadrer :

  • Avec des fibres ;
  • Avec des protéines ;
  • Avec un peu de bon gras ;
  • Et dans une quantité adaptée.

C’est ce qui aide à garder une glycémie plus stable. Et une glycémie plus stable, c’est souvent moins de fringales.

 

Pourquoi un fruit entier cale mieux qu’une compote

Un autre point peut changer beaucoup de choses :

La forme de l’aliment.

Un fruit entier ne rassasie pas comme une compote.

Une pomme demande à être croquée. Elle contient des fibres intactes. Et elle occupe davantage la bouche et l’estomac.

Alors qu’une compote se mange très vite. Ça coule tout seul. C’est agréable, mais ça rassasie souvent moins.

C’est la même chose entre :

  • Un jus de fruit et une orange entière ;
  • Un pain très mou et un pain avec une mie plus dense.
  • Une soupe très liquide et une assiette qui demande de la mâche ;
  • Un steak haché très tendre et un morceau de viande qui demande un peu plus de mastication.

De plus, votre corps a besoin de temps pour sentir la satiété. En moyenne, il faut souvent 15 à 20 minutes pour que le cerveau reçoive clairement le message.

Donc si vous mangez très vite, ou des aliments liquides et mous, vous pouvez avaler beaucoup plus de calories avant que votre corps ait eu le temps de dire : “c’est bon, j’ai ce qu’il me faut.”

C’est pour cela que la mastication est un vrai levier coupe-faim. Pas un détail.

 

Les aliments ultra-transformés entretiennent la faim

Il y a aussi des aliments qui ne sont pas faits pour rassasier.

  • Snacks ;
  • Biscuits ;
  • Viennoiseries ;
  • Plats industriels ;
  • Céréales sucrées ;
  • Desserts lactés sucrés ;
  • Pains de mie très mous ;
  • Barres “minceur” qui donnent envie d’en reprendre une autre.

Ces aliments peuvent remplir sur le moment. Surtout qu’ils sont souvent savoureux et faciles à manger. Mais ils ne rassasient pas durablement.

Ils font souvent monter puis redescendre la glycémie rapidement, ce qui relance l’envie de manger et les risques de stocker du gras.

Une fois de temps en temps, ce n’est pas un problème. Il faut simplement éviter qu’ils deviennent la base des repas ou des collations.

Car votre corps reçoit des calories, mais pas toujours les signaux dont il a besoin pour se sentir nourri. C’est pour ça que le retour aux vrais aliments est souvent plus efficace pour éviter les fringales que n’importe quelle pilule coupe-faim.

 

Liste des meilleurs aliments coupe-faim après 55 ans

Les meilleurs aliments coupe-faim ne sont pas magiques. Vous l’avez vu : ce sont surtout des aliments qui nourrissent vraiment à chaque repas.

Liste des aliments coupe-faim :

  • Noix ;
  • Œufs ;
  • Avocat ;
  • Poisson ;
  • Amandes ;
  • Fruits entiers ;
  • Légumineuses ;
  • Viande ou volaille ;
  • Yaourts riches en protéines ;
  • Bon pain dense, si vous le digérez bien ;
  • Légumes cuits ou crus selon votre tolérance ;
  • Huile d’olive ou de colza vierge en quantité raisonnable ;
  • Féculents complets ou semi-complets selon votre tolérance.

Mais le plus important, ce n’est pas de prendre un aliment isolé. C’est de construire une assiette qui tient.

Une assiette rassasiante contient généralement :

  • Une vraie source de protéines ;
  • Une belle portion de légumes ;
  • Un peu de bon gras ;
  • Et, selon vos besoins, une portion de féculents bien choisis.

C’est cette combinaison qui calme la faim durablement et vous évite les fringales entre les repas. Pas un aliment miracle isolé.

 

Exemple d’assiette coupe-faim

Imaginez deux repas.

Premier repas :

  • Une salade verte.
  • Quelques tomates.
  • Des dés de jambon.
  • Un yaourt 0 %.
  • Un fruit.

C’est léger. C’est sain en apparence.

Mais il y a peu de protéines. Peu de gras. Peu d’aliments rassasiants. Deux heures après, la faim peut revenir.

Deuxième repas :

  • Des œufs ou une portion de poisson.
  • Des légumes cuits.
  • Du pain.
  • Un filet d’huile d’olive.
  • Un fruit entier ou du fromage blanc si besoin.

Ce repas n’est pas forcément plus compliqué à préparer, mais il envoie au corps des signaux de satiété beaucoup plus clairs. Et il évite cette sensation de devoir tenir jusqu’au soir à la force de sa volonté.

 

Que manger en collation quand on a un petit creux ?

Si vous avez souvent faim, commencez par vous poser ces questions :

  • Est-ce que mon repas précédent contenait assez de protéines ?
  • Est-ce que j’ai eu assez de fibres ?
  • Est-ce que j’ai mangé trop vite ?
  • Est-ce que mon assiette était trop légère ?
  • Est-ce que j’ai supprimé les féculents alors que mon corps en avait besoin ?
  • Est-ce que j’ai mal dormi ?
  • Est-ce que cette faim est physique, émotionnelle ou liée à la fatigue ?

Ce sont ces questions qui changent tout, parce qu’elles vous font sortir du combat contre vous-même et vous ramènent vers votre corps. Un corps n’a pas besoin d’être puni, mais compris, nourri et rassuré. Et ça passe par des repas mieux construits au quotidien.

Mais si malgré tout vous avez un petit creux entre les repas, le meilleur en-cas coupe-faim est :

  • Une poignée d’amandes ou de noix, avec un bol de fromage blanc à 3 %.

Le tout pris dans le calme, en prenant votre temps.

 

L’étape suivante : apprendre à construire une assiette qui calme vraiment la faim

Si cet article vous a parlé, le plus important maintenant n’est pas de chercher l’aliment coupe-faim parfait. Ce qui change vraiment les choses, c’est la façon dont vous construisez vos repas au quotidien.

Parce qu’après 55 ans, votre corps ne réagit plus toujours comme avant.

  • Un repas trop léger peut relancer la faim deux heures plus tard ;
  • Un manque de protéines peut ouvrir la porte aux envies de sucre ;
  • Des féculents mal placés peuvent faire monter puis redescendre la glycémie ;
  • Et une assiette trop “régime” peut vous laisser avec cette impression de devoir tenir à la force de votre volonté.

C’est précisément pour cela que j’ai créé un guide gratuit, pensé pour les femmes de plus de 55 ans qui veulent relancer leur perte de poids sans repartir dans un nouveau régime.

Vous y trouverez notamment :

  1. Les erreurs les plus fréquentes qui ralentissent le métabolisme sans qu’on s’en rende compte ;
  2. Les premiers ajustements concrets à mettre en place sans restriction ;
  3. Un exemple d’assiette simple pour calmer la glycémie ;
  4. Ainsi qu’un mini-plan sur 7 jours pour commencer en douceur.

Votre corps a changé. Votre alimentation doit donc s’adapter elle aussi.

Non pas pour vous imposer plus de règles. Mais pour vous aider à retrouver des repas qui calent vraiment, qui stabilisent votre énergie, et qui respectent votre corps d’aujourd’hui.

Pour recevoir ce guide gratuitement, il vous suffit de remplir le formulaire ci-dessous.

Qui suis-je ?

Jonathan Richard, spécialiste du rééquilibrage alimentaire après 55 ans.


Depuis 2019, j’accompagne les femmes de plus de 55 ans qui ont l’impression que leur corps ne répond plus, qui se sentent fatiguées ou gonflées, et pour qui les régimes ne fonctionnent plus.


Je ne propose ni régime strict, ni privation.


Mon rôle : vous aider à comprendre ce que vit votre corps aujourd’hui, pour avancer en douceur… et retrouver des résultats qui durent.


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